Musique du XXème siècle

La musique "classique" a littéralement explosé au début du 20 ème siècle. Tout a été remis en cause. Pourquoi composer avec des notes ? Pourquoi jouer avec des instruments ?
L'interprète est il essentiel ? Le son est il musique ?
On rencontre alors des musiciens qui, à partir des bases et des trames traditionnelles de la musique, aménagent le tissu sonore pour en faire une véritable matière à création en l'enrichissant d'harmonies nouvelles et raffinées, et d'une sensibilité qui n'est pas sans rappeler les maîtres du passé: se sont les néo-classiques.
Ils s'opposent ainsi à la conception d'autres créateurs qui rejettent les structures et les règles séculaires de la musique. Ceux-ci cherchent un autre art, ils élaborent un intense travail sur le matériau sonore: à partir de Debussy et de l'école de Viennes une véritable révolution musicale.

 

La musique du XXème siècle prend deux grandes directions principale: la musique "harmonieuse", qui reste dans la tradition du classisisme et du romantisme, mais avec un texte du XXème; et la musique "experimentale", qui vise à utiliser les nouvelles technologies pour créer de la musique.

Pendant les différentes périodes musicales précédantes, les morceaux sont assez ressemblants sur le fond, même s'ils restent hétérogènes sur la forme.

Debussy

Achille-Claude Debussy est un compositeur français, né le 22 août 1862 à Saint-Germain-en-Laye et mort le 25 mars 1918 à Paris. En posant dès 1894 avec Prélude à l'après-midi d'un faune, le premier jalon de la musique moderne, Debussy place d'emblée son œuvre sous le sceau de l'avant garde musicale. Il fut brièvement Wagnérien en 1889, puis anticonformiste le reste de sa vie, en rejetant tous les académismes esthétiques. Debussy innove : grâce à sa rencontre avec les musiques d’Extrême-Orient, il enrichit les rythmes et les timbres en employant la gamme pentatonique orientale pour les évocations exotiques et crée la gamme par tons entiers, voulant créer son vocabulaire et sa forme, il bouleverse le temps musical, suspend la tonalité.

L’importance du timbre et de la couleur musicale ainsi que la souplesse rythmique et l’infinie mobilité du tempo forment la caractéristique essentielle de l’œuvre de Debussy. 

 


  • Ecoute de Debussy "Prélude à l'après midi d'un faune"

 

C'est l'œuvre qui l'a fait connaître, il l'a composé entre 1892 et 1894. Cette oeuvre fût orchestrée par Caplet en 1905.

Debussy orchestrait peu d'œuvre écrite à l'origine pour piano (différent de Ravel) Soit, il les écrivait directement pour orchestre ou sinon, il les faisait orchestré par certains de ses amis (comme Caplet)

 

 

  • Ecoute de Debussy "Petite suite"

 

  • En bateau
  • Cortège
  • Menuet
  • Ballet

 

 

Cette est composée de six mouvements. Elle fut composée en version piano en 1908 et fut orchestrée par Caplet en 1910.

 

 

Cette œuvre est extraite d'une suite pour piano: "Bergamasque"

 

  • Ecoute de Debussy "Ibéria"

 

  • "Par les rues et les chemins"
  • "Les parfums de la nuit"
  • "Le matin d'un jour de fête"

 

  • Ecoute de Debussy "Les sirènes"

 

 

Ravel

Biographie:

Maurice Ravel, de son nom de baptême Joseph Maurice Ravel, est un compositeur français de l’époque moderne, né à Ciboure le 7 mars 1875 et mort à Paris le 28 décembre 1937.

Avec son aîné Claude Debussy, Ravel fut la figure la plus influente de la musique française de son époque et le principal représentant du courant dit impressionniste au début du xxe siècle. 

Caractérisée par une grande diversité de genres, la production musicale de Ravel respecte dans son ensemble la tradition classique et s'étale sur une période créatrice de plus de quarante années qui la rendent contemporaine de celles de Fauré et Debussy, mais aussi de Stravinski, Bartók ou Gershwin. Reconnu comme un maître de l’orchestration et un artisan perfectionniste, cet homme à la personnalité complexe ne s'est jamais départi d'une sensibilité et d'une expressivité qui, lui firent évoquer dans son œuvre à la fois « les jeux les plus subtils de l’intelligence » et « les épanchements les plus secrets du cœur ».

La mère de Ravel était Espagnole, et sa musique en a été influencée.

 

 

Dates clés de sa vie:

  • 7 mars 1875: naissance à Ciboure de père ingénieur
  • A ses six ans: commence les études de piano avec Henry Ghys 
  • 1874: épouse Maria Deluarte (1840-1917) 
  • 1889: il entre  au Conservatoire de Paris dans la classe de piano d'Anthôme
  • 1891 entrée dans la classe de Charles de Bério, il obtient une première médaille de piano 
  • 1897: il entre dans la classe de contrepoint d'André Gédalge et celle de composition de Gabriel Fauré.
  • 27 mai 1899: il donne sa première audition publique. Son Ouverture de Shéhérazade est sifflée. Il compose la même année la Pavane pour une infante défunte.
  • 1901: il se présente pour la première fois au Prix de Rome. Il obtient un Second Grand Prix. 
  • 1902: seconde tentative au Prix de Rome, second échec. 
  • 1904: il renonce à se présenter au Prix de Rome.
  • 1905: il se représente au Prix de Rome, mais l'Institut refuse sa candidature. 
  • 1905: composition de "Miroirs et la Sonatine" pour piano
  • 1911: les Valses nobles et sentimentales sont crées sous les huées.
  • 1914, il compose le Trio en la pour piano, violon et violoncelle durant un séjour à Saint-Jean-de-Luz.
  • 14 mars 1916 il est accepté à l'armée le  14 mars 1916 comme chauffeur de camion.
  • 16 janvier 1920, peu après la création de La Valse, il est proposé à l'ordre de la Légion d'Honneur qu'il refuse.
  • 1922,: il séjourne chez Roland-Manuel et orchestre lesTableaux d'une exposition de Moussorgsky.
  • 1933: Il ne peut plus écrire à cause de la maladie  
  • 28 décembre 1937  il meurt à  Paris à 62 ans.

 

Ses oeuvres:

  • Ecoute de Ravel, "Sérénade Grotesque".

Pièce composée en 1894, l'une de ses première pièces connues.

 

  • Ecoute de Ravel, " Menuet antique ".

Pièce composée en 1895.

Ravel composait déjà au piano, puis orchestrait ses oeuvres avec beaucoup de talent.

Sa musique n'était pas totalement tonale, mais pas non plus atonale.

 

  • Ecoute de Ravel, " Pavane ".

 

Pièce composée en 1904 pour chant et orchestre sur des poèmes de son ami Tristan Klingsor.

 

  • Ecoute de Ravel, " Le tombeau de Couperin ".

Composé en 1917, cette suite est composée de plusieurs pièces chacunes dédiées à l'un de ses camarades tombé au front.

Pièce créée officiellement en 1919 à la salle gaveau, à Paris, par Marguerite Long.

 

  • Ecoute de Ravel, " Sonate pour violon ".

 

Le Boléro était un exercice de style; mais Ravel fut vite exapéré, car il était peu riche musicalement.

 

  • Ecoute de Ravel, " Ma mère l'oye ".
    • Version pour piano à quatre mains.
    • Version orchestre.

Dans la version orchestrée par Ravel, on entend les bois et les cordes. La harpe a un rôle très important.

Ravel utilise une gamme pentatonique.

Le Ballet tiré de cette oeuvre esr créée au Théâtre des Arts le 21 janvier 1912.

 

Gamme pentatonique:

En musique, un système pentatonique est une échelle musicale constituée de cinq hauteurs de son différentes. 

Il s'agit par exemple des notes données par les touches noires du piano :

fa♯ - sol♯ - la♯ - do♯ - ré♯

 

 

1900-1945

Au début du XXème siècle, pour traduire les révoltes du monde, il faut utiliser un discours approprié, hors des règles connues jusqu'alors. Les "trois Viennois", Berg, Schönberg, et Webern, mirent en place un nouveau système de composition: ils pensaient que l'on avait exploité au maximum la musique. Ce système "abolissait" le système tonal, les modes Majeurs et mineurs, les remplaçant par douzes sons, douzes demi-tons. La musique devient atonale. On parle de dodécaphonisme(suite du lien dodécaphonisme), ou de musique sérielle: une série comporte les douzes sons, dans différents ordes et joués par différents instruments, aucune ne devant réaparaître tant que les onzes n'ont pas été citées.

 

 

 

  • " 1ère pièce ".

 

      Ces pièces sont assez courtes.

 

  • Ecoute de Roussel, " Symphonietta ".

 

  • Ecoute de Berg, " Wozzeck ".

 

Ici, Berg utilise le dodécaphonisme, plus enrichi.

 

  • Ecoute de Schönberg, " Pierrot lunaire".

 

 

 

Bartok

Bela Bartok reçoit une première éducation musicale de sa mère, avant d'entrer au conservatoire de Budapest. Il d'abord influencé par Litz, par l'esprit romantique, puis est attiré par Strauss, et son "Zarathoustra". Il est également passioné de musique folklorique.A partir de 1905, il parcours les campagnes, avec Kodaly, et prenent en note des mélodies populaires. Il n'est donc comparable à aucun des artistes "nationaux": sa musique ne ressemble à aucune autre, et grâce aux recherches qu'il aeffectuées, à l'étude profondes des thèmes folkloriques, il est retourné aux souces de la musique populaire. Bartok poursuit avec Kodaly ses recherches sur des mélodies hongroises et finlandaises, créant ainsi une nouvelle discipline: l'ethno-musicologie.

 

  • Ecoute de Strauss, "Zarathoustra".

 

C'est cette musique qui donna le "déclic" pour la composition à Bartok.

 

  • Ecoute de Bartok, "1er quatuor".

 

C'est une musique qui flotte entre la tonalité et l'atonalité.

 

  • "1er mvt".

 

  • "2ème mvt".

 

  • "3ème mvt".

 

Ce quatuor a été composé pendant la période à laquelle Bartok a découvert Debussy: normal donc qu'on y retrouve une certaine influence.

Il y a beaucoup de mesures irrégulières, d'accents rythmiques.

 

  • Ecoute de Bartok, "1ère sonate pour violon et piano".

 

Très imagée, cette sonate vise à provoquer quelque chose en l'auditeur. Elle fut composée pendant la période d' "émancipation" de la musique de Bartok.

 

  • Ecoute de Bartok, "Sonate pour violon et piano seul".

 

 

Webern

Né dans une famille bourgeoise de Vienne, Anton Webern étudie la musicologie avecGuido Adler à l'Université de Vienne (Institut d'Histoire de la musique), puis entre 1904 et 1908 il étudie la composition avec Arnold Schönberg qui eut une grande influence sur sa musique et se lie d'amitié avec Alban Berg. En 1906, il obtient son doctorat en musicologie sur le Choralis Constantinus d'Heinrich Isaac. Il délaisse rapidement la tonalité, pour s'engager dans un style de musique atonale libre, en même temps que Schönberg et que Berg. La guerre éclate, il est mobilisé. Revenu à la vie publique, il fut en effet réformé à cause de sa mauvaise vue, il se mit à composer un nombre important de pièces vocales (opus 12 à opus 19) sur des textes du Knabenwunderhorn ou mystiques. Parallèllement il mène une carrière de chef d'orchestre d'opérettes, qui lui causera nombre de déboires tant professionnels que de santé. En 1924, il compose sa première œuvre dodécaphonique (un Kinderstück pour piano), qui dès lors deviendra son unique technique d'écriture. Juste après la capitulation des autorités autrichiennes, il fut pressenti pour occuper un poste d'enseignement au Conservatoire de Vienne, mais il n'en aura jamais écho. Le 15 septembre 1945 au soir, pour fumer un cigare, Webern sort sur la terrasse de sa maison d'accueil en oubliant le couvre-feu. Il est tué par méprise par une sentinelle américaine Raymond Norwood Bell.

Berg

Comme son ainé de 2 ans Anton Webern, Alban Berg fut l'élève d'Arnold Schönberg. Sous l'influence de ce dernier, il abandonne les fonctions tonales classiques en 1909 et adopte la technique des douze sons (dodécaphonisme) en 1926. Berg a vécu l'essentiel de sa vie à Vienne où, grâce à son indépendance financière, il a consacré sa vie à la musique.

C'est en 1900, année qui marque la mort de son père qu'il compose de façon autodidacte ses quinze premiers Lieder.

En 1908 il reviendra horrifié par le caractère mondain d'un pélerinage à Bayreuth, comme ses amis Arnold Schönberg et Anton Webern.

Il se marie à Hélène Nahowsky le 3 mai 1911 son beau-père lui donnant sa fille contre une conversion au protestantisme. C'est la même année qu'il envisage le « SchönbergBuch ».

Fait un Almanach en 1912 avec Vassily Kandinsky qui regroupe Kandinsky, Marc, Auguste, Macke.

C'est en 1910 qu'il créé une association de littérature et de musique qui s'intégrera par la suite à la société « Verein für Kunst und Kultur », « société pour l'art et la culture ». Il a fondé, avec Anton Webern, la Seconde école de Vienne.

Schönberg

Arnold Schönberg fut avant tout un autodidacte, même s'il reçut des leçons de son beau-frère Alexander von Zemlinsky. Il fonda avec ses élèves Alban Berg et Anton Webern la seconde école de Vienne, avant de s'installer à Berlin pour y enseigner la musique. C'était un pédagogue et théoricien de réputation mondiale.

Patriote autrichien dans l'âme (et plus tard nostalgique de l'empire des Habsbourg), il se porte, malgré son âge relativement avancé, volontaire durant la Première Guerre mondiale et sert à l'arrière. Cet engagement lui vaudra l'animosité de Claude Debussy, tout aussi patriote que lui, mais du bord opposé.

Vivant dans un certain dénuement, Schönberg continue d'enseigner jusqu'à sa mort. C'est à des mécènes comme Elizabeth Sprague Coolidge et à des musiciens comme Leopold Stokowski, le pianiste Eduard Steuermann ou encore le violoniste et beau-frère du compositeur Rudolf Kolisch que nous devons les commandes de la plupart de ses œuvres de la période américaine.

 

1946-2000

Quand, en 1948, les travaux de Pierre Schaeffer conduisent celui-ci à découvrir la musique concrète - univers sonore qui semble à l'époque vouée à une existance éphémère - , le sérialisme, propagé par Leibowitz, connaît un développement impressionnant. Pourtant, dix ans plus tard le sérialisme est délaissé. Les compositeurs s'interessent désormais à la musique électro-acoustique qui offre des posibilités infinies.

L'invention de l'ordinateur révolutionne la composition de la musique et l'étude du son.

Pendant un moment, on enregistre les différents morceaux sur bandes magnétiques.

 

La musique du XXème s'ouvre vers le théatre: la musique est presque parlée, les mots deviennent de la musique. La spatialisation répartit l'orchestre dans toute la salle.

 

 

  • Ecoute de Cage, " oeuvre pour piano préparé ".

 

A la fin du XXème siècle, on travaille sur la décomposition du son, en obtenant une musique "spectrale".

 

 

Berio procédait à une sorte de "collage" musical, avec des partitions très hétéroclites.

 

 

C'est une fugue, où le thème est appelé sujet, et contre-sujet.

 

 

 

  • Ecoute de Reich, " City life ".

 

 

Varèse

Son père, ingénieur, était italien, et sa mère bourguignonne. Ayant quitté ses études d'ingénierie au Polytechnique de Turin, il étudie avec Vincent d'Indy à la Schola Cantorum (1903-1905) et Charles-Marie Widor au Conservatoire de Paris (1905-1907) ; puis il s'est déplacé à Berlin, où il a rencontré Richard Strauss et Ferruccio Busoni. En 1913 Varèse revient à Paris, mais en 1915, déçu par les moyens offerts aux compositeurs, il décide d'émigrer à New York. Il passa ses premières années aux États-Unis à rencontrer les principaux acteurs de la musique américaine, promouvant sa vision de nouveaux instruments de musique électronique, dirigeant des orchestres, et créant leNew Symphony Orchestra. C’est à peu près à cette période que Varèse commença à travailller sur Amériques, qui fut achevée en 1921. Dans cette œuvre Varèse est particulièrement attentif à donner corps à la matière sonore protéiforme : il transforme des masses sonores en couleurs timbrales, jeux d’interactions réciproques déliés de l’emprise d’un système. Il lui fallait pour cela intégrer de nouveaux concepts de sonorité qui transforment les paramètres classiques de la musique en catégories plus larges, donc en « champs ».

C’est après l’achèvement de cette œuvre que Varèse fonda l’International Composers' Guild, (Association Internationale des Compositeurs), dédiée à l’interprétation de nouvelles œuvres de compositeurs américains et européens, et pour laquelle il composa nombre de ses pièces pour instruments d’orchestre et voix, commeOffrandes en 1922, Hyperprism en 1923, Octandre en 1924, et Intégrales en 1925.

En 1928, Varèse retourna à Paris pour modifier certaines parties d’Amériques en y incluant les ondes Martenot qui venaient d’y être inventées. Il composa en 1931 sa plus célèbre œuvre non électronique intitulée Ionisation.

Arrêt sur image...

A partir de 1945 le sérialisme, qui jusqu'alors ne s'appliquait qu'à la hauteur des notes, s'étend aux autres paramètres du son: intensité, durée, et timbre. Ce sérialisme intégral est utilisé jusqu'en 1955. Mais bientôt le système apparaît trop strict, trop rigide: le sérialisme s'étouffe. Désormais, la musique est semi-aléatoire: il est possible de jouer les séquences dans l'ordre de son choix.

Puis, avec la musique aléatoire, l'interprète obtient une véritable liberté dans l'execution d'une oeuvre. Ce mouvement se généralise vers les années 1960-1965. Parallèlement, sous l'influence de John Cage, la musique répétitive qui se fonde sur l'énoncé d'évenements sonores répetés de multiples fois.

 

La notation musicale prend un autre visage: il faut désormais suggérer un climat, élaborer des espaces sonores. Les partitions traditionnelles ne suffisent plus. Les compositeurs font appel à des moyens graphiques nouveaux ( sinusoïdes, arabesques, ... ) pour traduire leur pensée et la conception de l'oeuvre: ils leur joindre une notice explicative. Ainsi, Xenakis, qui veut donner à ces oeuvres de hasard "limité" et non plus le hasard "organisé" de la musique aléatoire, utilise l'ordinateur: l'entrée de calculs mathématiques ( probabilités ) et physiques ( théorie cinétique des gaz ) lui permet de réaliser des tablaeux vivants de phénomènes naturels.

Les recherches se poursuivent aujourd'hui avec l'étude de données sur l'accoustique, la psycologie et la physique des sons, données exploitées à l'aide d'ordinateurs puissants, et dont les interprètes sont aussi bien des compositeurs que des scientifiques.

 


Xenakis

Iannis Xenakis né le 29 mai 1922 à Braïla en Roumanie et mort le 4 février 2001 à Paris. Compositeur, architecte et ingénieur d'origine grecque. Naturalisé Français, marié à l'écrivaine Françoise Xenakis, avec qui il a eu une fille, la peintre et sculptrice Mâkhi Xenakis. Réfugié politique en France en 1947, il travaille d’abord comme ingénieur chez Le Corbusier et conçoit notamment une grande partie du couvent de la Tourette ainsi que le pavillon Philips. Soutenu par Olivier Messiaen, il poursuit parallèlement ses recherches musicales et parvient en l’espace de quelques années, à synthétiser musique, architecture et mathématiques afin de créer une musique nouvelle constituée de masses sonores construites grâce aux mathématiques, Métastasis en est l’œuvre emblématique.

Il s'intéresse aussi dans le champ de la musique acoustique à une nouvelle spatialisation en plaçant les musiciens de manière inhabituelle, parmi le public, par exemple, ou réitérant des procédures antiques autour ou à distance du public. 

Boulez

Après des études en classe de mathématiques spéciales à Lyon, il se tourne vers la musique en 1942 et s’installe à Paris où il sera admis, deux ans plus tard, dans la classe d’harmonie d’Olivier Messiaen au Conservatoire de Paris. Andrée Vaurabourg lui enseignera ensuite le contrepoint, Olivier Messiaen la composition et René Leibowitz la technique dodécaphonique. Il obtient un Premier Prix en 1945.

Aux cours d’été à Darmstadt entre 1954 et 1965, il prononce de nombreuses conférences, aboutissant à la parution de sa monographie, Penser la musique aujourd’hui (1963). Il s’y affirme avec Stockhausen, Berio, Ligeti et Nono comme une des plus fortes personnalités de sa génération.

En 1969, Pierre Boulez dirige pour la première fois l’Orchestre philharmonique de New York, dont il prendra la direction de 1971 à 1977, succédant à Leonard Bernstein.

Professeur au Collège de France entre 1976-1995, il est également l’auteur de nombreux écrits sur la musique.

En 1988, il réalise une série de six émissions télévisées : « Boulez XXe siècle ». Dans le cadre du festival d’Avignon, il dirige Répons à la carrière Boulbon et est le compositeur invité du centre Acanthes, à Villeneuve-lès-Avignon, où il donne une série de cours de direction d’orchestre.

 


Stockhausen

Karlheinz Stockhausen  (né le 22 août 1928 à Mödrath, Allemagne, et mort le5 décembre 2007 à Kürten, Allemagne) est un compositeur allemand. Son travail se construit autour de la musique électroacoustique, de la spatialisation du son et, les dernières années, de longs cycles de création qui aboutissent à des œuvres monumentales.

Pärt

Arvo Pärt est né à Paide, Estonie le 11 Septembre, 1935 et a grandi à Tallinn.

Au début des années 1960, il s'initie à la composition sérielle.

À la fin des années 1960, en proie à une crise créatrice, Arvo Pärt renonce au sérialisme et plus globalement à la composition elle-même, et ce durant plusieurs années, temps qu'il consacre à l'étude du plain-chant grégorien et à celle de compositeurs médiévaux français et flamands tels que Josquin des Prés, Machaut, Obrecht et Ockeghem.

Son évolution stylistique est notable en 1976 pose les jalons de son nouveau style, qualifié par lui-même de « style tintinnabulum »: Les trois notes d'un accord parfait sont comme des cloches. 

Créateur d'une musique épurée, d'inspiration profondément religieuse, associée par certains à la musique post-moderne, Arvo Pärt creuse à présent le sillon de son style tintinnabulum.